Road trip - Jour 1 : Sydney, Windsor et camping sauvage
La collecte de matériel de camping terminée, nous pouvons enfin prendre les clés de la voiture de location à Hertz : une petite Yaris 5 portes blanche, la titine japonaise est en bon état, à part quelques dings, et éraflures que nous faisons noter sur le constat d'état du véhicule. N'ayant pas le permis (je sais je sais, ca va hein !), c'est Aurélie qui se porte volontaire pour la toute première conduite à gauche. Après quelques essais hoqueteux dans le parking du Hertz, nous empruntons enfin la route, tous très stressés par l'épée de Damoclès suspendue au dessus de nos têtes, épée avec écrit dessus en gros et de manière bien lisible : "Caution de 3500$".
A part une certaine tendance à frôler les rétroviseurs des autres véhicules, Aurélie s'en sort haut la main, et après avoir passés Georges Street, nous empruntons la voie express vers Parramatta, pour enfin traverser la baie de Sydney. Carte en main nous décidons finalement d'une première étape nécessaire vers la petite ville de Windsor au nord-ouest de Sydney, où nous projetons de dormir dans le camping d'un parc national.
Le jour étant déjà bien entamé, et après quelques désorientations aux grés de petits chemins de campagnes, observant le coucher de soleil sur la vallée, nous arrivons au parc national. Le sentier d'accès à proximité du parc nous emmène par des voies de terre ôcre où nous rencontrons enfin nos premiers véritables kangourous sauvages ! La tête dépassant des hautes herbes, nos supers copains rebondissants traversent parfois la route juste devant nous... Conquis par le lieu nous continuons d'avancer pour enfin nous apercevoir que l'accès au camping est... fermé. Nous rebroussons donc chemin et essayons de trouver un camping pas cher, en vain. Cueilli par la faim nous abandonnons les recherches et arrivons enfin à Windsor. La nuit est tombée, le seul pub du coin est fermé, et désolés par le manque d'animation de la ville, nous atterrissons dans le seul snack du coin qui sert encore : une pizzeria pourtant tenue par des italiens où nous attendrons presque 1/2h une pizza immangeable, manquant de nous faire jeter dehors par la gérante pour cause d'heure tardive.
Le ventre néanmoins rempli, nous reprenons la route de nuit pour trouver un endroit isolé où planter la tente. Nous sortons des sentiers battus pour finalement garer la voiture le long d'une petite route de forêt, à proximité de quelques fermes alentour et de fourmilières géantes. A la lumière des phares nous montons donc notre tente pour la première fois, et déplions nos sacs de couchages, en prenant bien soin d'enlever toutes les étiquettes du magasin encore accrochées. Pour cause d'araignée géante, Delphine se sent d'humeur bondissante et cavale dans la lumière des phares, que nous éteignons enfin... Notre campement est établi. La voute étoilée est splendide, la tente spacieuse, et les sacs douillets bref tout va bien. Nous nous endormons enfin aux sons des bruits de la forêt, après cette première journée vécue à l'improviste, portés par le simple désir de nomadisme ambiant qui règne en maître sur les terres australiennes.
2009-12-21 17:21:42