Eloge du train-train de la lenteur
Nous filons à nouveau par voie ferrée vers le nord pour rejoindre Sukhothai, encore l'occasion pour nous d'être surpris par l'ambiance singulière des wagons économiques de Thailande. Si on a du temps et peu d'argent comme nous, le train reste véritablement le meilleur moyen de se déplacer en thailande. Entre les sièges en bois casse-postérieurs, une foule de vendeurs ambulants en tout genre n'en finit pas de circuler entre les voitures et les arrêts toutes les 5 minutes, on a vraiment pas le temps de s'ennuyer. Nous sommes quasi toujours les seuls et uniques occidentaux dans ces trains de classes populaires, les quelques touristes du pays préfèrent prendre l'avion même pour de petites distances ce qui est bien dommage pour eux qui ratent un moment bien autenthique au contact des locaux. Au début du voyage, nous nous trouvons deux petites places, serrés comme des sardines entre les moines, les paniers et les autres passagers puis nous arrêtons dans une grande ville qui nous fait gagner un peu plus d'espace vivable. Nous en profitons pour lire, contempler le paysage qui défile lentement à la vitesse moyenne des 60-70 km/h du train. Les rizières se font plus verte, la végétation plus sauvage au fur et à mesure que nous remontons vers le Nord. Entre les wagons, les thailandais s'éclipsent un instant pour fumer une cigarette, assis sur les marche des portes qui restent ouvertes en permanence et les pieds ballotant à quelques centimètres des rails. Après 5 à 6 heures de train nous arrivons enfin dans la soirée à Phitsanulok, et enchainons directement à pied jusqu'à la gare routière pour nous jeter dans le premier bus en direction de Sukhothai, une autre ville royale à l'histoire bien chargée.
2010-05-25 01:22:39