Bangkok by night et le Red Light District de Patphong
Ce soir le couvre-feu est enfin repoussé jusqu'à 23h, nous profitons donc d'une toute dernière soirée sur Bangkok pour aller découvrir la vie nocturne qui a repris son activité décadente. Nous nous dirigeons vers le quartier de Patphong, célèbre quartier rouge thailandais nous évoquant un pigalle en bien moins soft. Transpirant le vice et le tourisme sexuel la thailande est bien connue pour accueillir bon nombre de vieux occidentaux porcifs qui s'y rendent encore uniquement pour profiter du marché du sexe abondant ici. Les enseignes criardes donnent la couleur comme celle du "Super Pussy", ou encore le "Kiss", ici on vend les filles sur les menus au même titre que la bière ou le billard. Bangkok reste un des grands bastions internationaux du tourisme voir de l'exclavagisme sexuel et les pédophiles continuent d'y circuler en toute liberté. Bien que cette dérive moderne soit très largement dénoncée par des campagnes d'affiches locales que bon nombre d'associations placardent un peu partout, le secteur reste aujourd'hui encore tristement l'un des plus prospère d'Asie du Sud-Est.
Nous partons nous promener dans les deux avenues de Patphong I et II, situées tout près des quartiers chics et des hotels de luxe (étonnante proximité). Dans les rues, nous surprenons de vieux occidentaux à l'oeil lubrique attablés à des bars intitulés "Top Less bar" ou autres noms évocateurs, entourés de jeunes prostituées thailandaises. Il faut dire que près de 70% des touristes étrangers en Thailande sont des hommes ce qui traduit indirectement la mauvaise réputation du pays dont les sex-workers commerciaux tentent de faire repartir un peu l'activité après les évènements récents. Dans la rue bien que nous soyons en couple, on nous aguiche pour nous proposer des "menus" tous les cinquantes mètres, de jeunes rabateurs nous montrent une carte plastifiée nous indiquant les prix de diverses "prestations" sexuelles aux noms improbables que nous n'expliciterons pas ici... Incroyablement pathétique et tout simplement terrifiant également d'observer que l'économie du tourisme sexuel a conduit à une banalisation de la prostitution chez les jeunes filles qui tapinent maintenant pour quelques temps seulement comme un job du soir, histoire de se payer leurs études. Triste réalité de voir un pays aussi ancien culturellement que la thailande se perdre dans le vice exacerbé alimenté principalement par de riches occidentaux, japonais et chinois mais aussi par de nombreux "consommateurs" locaux.
Nous nous échappons finalement de cette étrange et malsaine atmosphère pour nous réfugier d'une pluie diluvienne et pour une dernière fois dans notre restaurant de Pad Thai préféré à Banglamphu... Il est temps pour nous de quitter Bangkok définitivement.
2010-05-24 02:35:04