Entre culture, patrimoine et écologie...
Le soleil est encore avec nous en cette nouvelle journée melbournienne, où nous nous dirigeons avec Aurélie jusqu'à Flinders Station pour emprunter l'un des tramway gratuit qui effectue le tour de la ville, l'occasion pour nous de tracer les lignes du contour du centre ville en observant les batiments historiques tels que le parlement, le théatre ou encore la state library du Victoria. Nous nous arrêtons au marché couvert, le Queen Victoria Market au nord de la ville, qui accueille toutes sortes d'étalages, allant des vêtements pas chers, aux objets de déco kitsh, et bien sur fruits et légumes du monde entier, spécialité australienne et d'ailleurs. Nous nous léchons les doigts d'un raisin bien juteux acheté sur les lieux en observant les victuailles et la belle athmosphère de ces halles animées. Après un repas très décevant dans une créperie française ou nous avions pour ainsi dire oui, un peu craqués (mieux vaut manger français en France), nous gagnons la state Library, dans laquelle trone au centre une gigantesque salle de lecture circulaire illuminée par un dome imposant, qui se dresse au sommet de ses 6 étages. Nous nous attardons dans les galleries et expositions du lieux : vieux livres et édition originales que savourent Aurélie et Delphine, et une interessante rétrospective sur la vie de Ned Kelly surnommé Red Ned, un bandit à l'histoire controversée et devenu symbole national australien. Le personnage et son armure nous rappelle étrangement le mauvais nanar de la "cité de la peur" : Red is Dead. Nous continuons notre exploration vagabonde de Melbourne, des passages couverts historiques comme la block arcade ou la Royal Arcade jusqu'aux quartiers underground, tapissés de graffitis colorés. Comme à notre habitude, nous nous égarons dans un des plus vieux pub de la ville, le rafraichissant Young & Jackson dans lequel nous faisons une pause avant de nous affaler au crépuscule sur les pierres chaudes de Federation Square, où sont diffusés des films sur l'environnement, à l'occasion d'un festival du Développement Durable. Un documentaire à la Michael Moore sur le bio-carburant et plusieurs courts métrages d'amateurs savent toucher et sensibiliser le public de spectacteur étalés là devant le mur de projection. Ambiance hippie écolo vraiment sympathique où nous passons le reste de la soirée.
2010-02-19 10:19:10